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Éditorial de la Revue n° 136

À propos de l’intégration par l’école

Par Jean-Pierre Maugendre



Face à la recrudescence du terrorisme islamique la classe politico médiatique croit avoir trouvé la martingale : il suffirait d’enseigner la laïcité à l’école et ainsi, immunisés contre tous les extrémismes, les djihadistes potentiels se mueraient en « bétail doux et poli » constitué de citoyens actifs et de républicains zélés. Cette perspective se heurte cependant à deux difficultés de taille.

Islamisme radical et niveau d’études

Tout d’abord les cavales sanglantes de Mohamed Merah, Amédy Coulibaly, Chérif et Saïd Kouachi, l’égorgement par Ryan, un enfant de 12 ans, d’un agent du Mossad, réel ou supposé, présenté en vidéo le 11 mars 2015 marquent l’échec cuisant de l’école publique, laïque et obligatoire dans le processus d’intégration, à défaut d’assimilation, de populations nombreuses et jeunes, étrangères à notre civilisation. Ces assassins ne sont pas des marginaux. Ils ont suivi un cursus d’étude normal qui ne les a pas dissuadés de se radicaliser. Tous les observateurs se montrent admiratifs devant les techniques de propagande, en particulier sur les réseaux sociaux, mises en œuvre par les militants de l’État islamique. Or la maîtrise de telles techniques ne saurait être le fait de semi analphabètes ou de chameliers faméliques. Dans leur européo-centrisme forcené, nos élites dirigeantes estiment que, de même que Victor Hugo croyait en son temps qu’«  ouvrir une école c’est fermer une prison   », aujourd’hui, selon eux, l’extrémisme musulman ne saurait être le fait que de brutes épaisses qu’il suffirait de faire bénéficier des Lumières de la raison pour les ramener à un comportement plus « éclairé ». Les faits sont têtus : on peut être ingénieur informaticien et terroriste musulman.

La laïcité est une religion

Autre difficulté. Alors qu’il était ministre de l’Éducation nationale Vincent Peillon a abondamment disserté sur le fait que la laïcité était une véritable religion : « La laïcité française, son ancrage premier dans l’école, est l’effet d’un mouvement entamé en 1789, celui de la recherche permanente, incessante, obstinée de la religion qui pourra réaliser la Révolution comme promesse politique, morale, sociale, spirituelle. Il faut, aussi, pour cela une religion universelle : ce sera la laïcité. Il lui faut aussi son temple ou son église : ce sera l’école. Enfin, il lui faut son nouveau clergé : ce seront les hussards noirs de la République » (in Une religion pour la République). Ou encore : « C’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qu’opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi » (in La Révolution française n’est pas terminée). Vincent Peillon avait également fait adopter une charte de la laïcité dont l’objectif était clairement annoncé : « La nation confie à l’école la mission de faire partager aux élèves les valeurs de la République ». Nous avons tous en mémoire les grandes liturgies républicaines dont l’apothéose fut certainement la manifestation du 11 janvier, en hommage aux victimes de Charlie Hebdo. Nous parlons bien sûr des journalistes assassinés et pas des chrétiens massacrés au Nigéria ou au Niger par des islamistes car assimilés aux blasphémateurs du prophète de Charlie Hebdo. Ce sont des victimes de Charlie Hebdo dont on parle moins.

Madame Belkacem commet une lourde erreur d’appréciation si elle croit que les jeunes musulmans vont accepter d’apostasier leur religion et de se convertir à la religion de la laïcité. Ces populations ont déjà une religion et ne semblent guère enclines à en embrasser une autre.

Faire aimer la France

L’école a été, en particulier à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, un réel facteur d’intégration à notre communauté nationale, à l’instar de l’armée ou de l’Église pour les populations catholiques. Elle s’est rendue inapte à jouer ce rôle en participant à la destruction de notre roman national et en faisant chorus avec les spécialistes de la repentance unilatérale. Christiane Taubira a pu déclarer dans L’Express du 4 mai 2006 qu’il ne fallait pas trop, en histoire, évoquer la traite négrière arabo-musulmane afin que les « jeunes Arabes » « ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes ». On aimerait qu’une telle attention délicate s’exerce également à l’encontre des ancêtres des Français de souche. Plutôt que de chanter, en vain, les louanges d’une nouvelle religion laïque dont la vacuité n’est surpassée que par le caractère totalitaire, l’école ne pourra jouer son rôle d’intégration que si elle s’attache à faire aimer la France, « Mère des arts, des armes et des lois ». Il est cependant à craindre que le logiciel des fonctionnaires du ministère de l’Éducation nationale ainsi que celui de la plupart des enseignants n’ait pas été prévu pour supporter une telle application. Il va donc falloir changer de logiciel !

Jean-Pierre Maugendre






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Mise à jour le 16 mai 2015