Association Renaissance Catholique

Agenda

Répondre aux défis du monde moderne - Formation pour les 16 - 25 ans
du samedi 28 octobre au mercredi 1er novembre 2017

Nouveauté


Géographie pour les enfants


L'association

Renaissance Catholique est un mouvement de laïcs qui agit pour la défense de la vie et de la famille et œuvre pour la restauration des valeurs chrétiennes dans la société française.

Lettre d’informations

Adhésion

Abonnement

Don

Renaissance Catholique
13 avenue de la Paix
92130 Issy-Les-Moulineaux

Téléphone : 01 47 36 17 36

nous contacter

 


140, Revue, Janvier / Février 2016



Éditorial de la Revue n° 140

Actualité de Nicolas de Hannappes

Par Jean-Pierre Maugendre



Le 18 mai 1291, la ville fortifiée de Saint-Jean-d’Acre, ultime port croisé ayant résisté aux assauts des Mamelouks, tombait sous les assauts des troupes du sultan Al Ashraf Khalil. Cette chute marquait la fin de l’aventure des croisades en Orient. Parmi les nombreuses victimes se trouvait le patriarche latin de Jérusalem, Nicolas de Hannappes, religieux dominicain originaire des Ardennes. Pendant toute la durée du siège il avait été héroïque, soutenant le courage et l’ardeur des combattants. À l’heure de la fin, il avait embarqué à bord d’un navire mais, ne pouvant se résoudre à abandonner ses ouailles à leur triste sort, il avait exigé que l’on continuât d’accueillir à bord de son embarcation les fidèles qui fuyaient la ville assiégée. Le vaisseau surchargé finit par sombrer, entraînant dans l’abîme et la mort son équipage, les passagers et le patriarche lui-même.

Est-il incongru d’observer que le patriarche, ainsi mu par une compassion aussi puissante que désordonnée, n’avait fait, concrètement, qu’ajouter du malheur au drame en cours ? Quelles leçons tirer de ce tragique événement ?

La responsabilité des autorités politiques

À bord d’un navire, le responsable devant Dieu et les hommes en est le commandant et pas l’aumônier ni le passager aussi prestigieux et titrés soient-ils. C’est le commandant qui connaît le nombre de personnes que son embarcation peut embarquer. Analogiquement ce sont les autorités politiques et non les autorités ecclésiastiques qui sont en charge de mesurer quelle part de « nouveaux arrivants » peuvent supporter les nations dont elles ont la responsabilité. Le rôle de l’Église est simplement d’exhorter à la générosité comme le fit par exemple Pie XII en 1948 s’adressant aux évêques américains : « La domination de chaque nation bien qu’elle doive être respectée ne peut être exagérée au point que, si un endroit quelconque de la terre offre la possibilité de faire vivre un grand nombre d’hommes, on n’en interdira pas, pour des motifs insuffisants et pour des causes non justifiées l’accès à des étrangers nécessiteux et honnêtes, sauf s’il existe des motifs d’utilité publique, à peser avec le plus grand scrupule ».

La prudence, vertu politique

La prudence qui est l’appréciation raisonnable des faits est, par excellence, la vertu des chefs. Il n’est pas demandé à une idée d’être généreuse mais d’être juste, c’est-à-dire conforme à la réalité des faits. Notre erreur, cruelle, serait de croire que la bêtise est inoffensive. Concernant l’immigration extra-européenne qui déferle sur notre continent, la prudence recommanderait de ne laisser pénétrer sur notre sol que des populations disposées à s’intégrer à notre civilisation, effectivement victimes de persécution dans leurs pays et en nombre suffisamment faible pour qu’elles soient assimilables.

La prise de décision juste n’est pas réductible aux grands principes, si généreux soient-ils en apparence, déconnectés de la réalité. Le nombre de passagers que peut embarquer le navire dépend, aussi, de l’état de la mer. Quand Nicolas Sarkozy déclarait à Sofia, le 5 octobre 2007 : « Chaque fois que quelqu’un est humilié, est persécuté, est opprimé, il devient automatiquement Français », la consternation du lecteur le disputait alors à la commisération.

Nous sommes en guerre

De plus est-il utile de rappeler qu’une partie du monde musulman, en particulier sunnite, nous a déclaré la guerre ? Une réalité s’impose : il n’est pas impossible que parmi les réfugiés musulmans sunnites issus du Moyen-Orient se soient glissés quelques terroristes islamistes. Le souci de cohérence exige que les actions suivent les déclarations et qu’après avoir pris acte de l’état de guerre dans lequel nous nous trouvons les autorités politiques et ecclésiastiques en tirent les conséquences logiques.

Le catéchisme de l’Église Catholique le rappelle justement § 2241 : « Les nations mieux pourvues sont tenues d’accueillir autant que faire se peut l’étranger en quête de la sécurité et des ressources vitales qu’il ne peut trouver dans son pays d’origine. (…) Les autorités politiques peuvent en vue du bien commun dont elles ont la charge subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l’égard du pays d’adoption. L’immigré est tenu de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel de son pays d’accueil, d’obéir à ses lois et de contribuer à ses charges. »

Forts de cet enseignement nous voilà habilités à rappeler à tous les héritiers spirituels, l’abnégation et le dévouement en moins, de Nicolas de Hannappes – ecclésiastiques dévoyés ou idéologues déracinés –, que nous ne laisserons pas le navire qui porte le beau nom de France être submergé au-delà de ses capacités d’accueil par des populations qui, loin de fuir le joug islamique, en sont, aujourd’hui, trop souvent les complices.

Jean-Pierre Maugendre






Article précédent :
Offre jeunes : À quoi sert la culture ?
Article suivant :
Présentation : À quoi sert la culture ?






Mise à jour le 15 février 2016