Association Renaissance Catholique

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26e Fête du Livre, dimanche 10 décembre
à Grand’Maisons (Villepreux, Yvelines), dimanche 10 décembre de 11h à 19h.

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Renaissance Catholique n° 148


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Renaissance Catholique est un mouvement de laïcs qui agit pour la défense de la vie et de la famille et œuvre pour la restauration des valeurs chrétiennes dans la société française.

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L’envers des droits de l’Homme et Le Glaive et la Croix

Présentation de nos parutions

 L’envers des droits de l’Homme

L’envers des droits de l’Homme , tel est le titre explicite des actes de la deuxième Université. Une « Leçon inaugurale », introduite par Michel De Jaeghere (« L’envers du bicentenaire » renvoyant la nouvelle vulgate aux oubliettes de l’histoire), donne la parole à Jean de Viguerie qui traite des « Origines intellectuelles de la Terreur » : prenant appui sur un relevé méticuleux de citations, l’historien du XVIIIe siècle démontre que la Terreur est fille légitime des Lumières.

Dans une première partie, « La face cachée du bicentenaire », un éclairage singulier est donné par une palette de personnalités.

Paul et Pierrette de Coursac consacrent leur intervention à « La politique de Louis XVI pendant la Révolution ». On suit au fil des événements le resserrement de l’étau : l’Assemblée excède à tout moment les bornes qu’elle s’est prescrites pour aboutir au Coup d’Etat parlementaire qui débouche sur le coup de grâce d’un roi soucieux d’empêcher la guerre civile.

La persécution n’est pas une bavure ni un plan concerté : avec « Les causes de la persécution religieuse », Jean Dumont met l’accent sur la consubstantialité antichrétienne de la Révolution.

« Le bilan spirituel de la Révolution française » est dressé par Ivan Gobry : la Révolution s’est acharnée à détruire la spiritualité de la France, à pervertir le sens moral par un voyage au bout de l’enfer. Mais elle a suscité les Dialogues des carmélites, la fidélité dans l’épreuve, le refus du serment et le martyre de l’Église de France.

Reynald Secher, avec « La Vendée, mémoire et génocide », fait l’anatomie d’un génocide : la Vendée fut un laboratoire, l’extermination commença lorsque la guerre s’achèva, un habitant sur sept et une maison sur cinq ont été victimes du populicide. Une dynastie d’historiens républicains, de Michelet à Vovelle, ont nié les faits.

D’une révolution l’autre, 1793-1917 de Vladimir Volkoff est sans faille : les Blancs, les Bleus, les Rouges, Girondins et Mencheviks, Robespierre et Lénine, le meurtre du père, l’instauration de la tyrannie au nom de la liberté, le terrorisme intellectuel, il n’y a qu’une seule Révolution qui parcourt l’histoire.

« Les Médias et les deux bicentenaires » par Serge de Beketch rappelle la mission du journaliste d’opinion : chargée de réécrire l’histoire, la célébration universelle des grands principes et des Droits de l’homme a tourné au meeting à mi-chemin entre la manif’baba-cool et la parade de cirque qui a entamé la crédibilité des maîtres à penser.

La deuxième partie fait « Le procès des Droits de l’homme ». Thomas Molnar retrace « Les origines philosophiques de l’idéologie des Droits de l’homme ». La modernité jette bas le masque : le péché originel de sa pensée est que l’autre est devenu un ennemi. Avec l’anarchie du droit, Antigone n’a plus rien à opposer à Créon.

Claude Polin va « Aux sources de la pensée contre-révolutionnaire » : avec Maistre ou Burke on peut affirmer que les sociétés humaines ont des ressorts sacrés. L’utopie, le rationalisme, la souveraineté populaire, l’athéisme ou le mythe du progrès sont autant de désacralisations combattues par ces penseurs.

« Le droit contre les Droits de l’homme » par Guy Augé démonte, pièce par pièce, la mutation du langage juridique contre la pensée juridique classique avec l’apparition du droit du sujet, la confusion de la Loi et du droit. C’est une véritable subversion du droit. Pourtant l’idéalisme individualiste du droit moderne est gros de contradictions internes.

Georges-Paul Wagner aborde « Les Droits de l’homme au crible de l’ordre naturel ». Les Droits de l’homme, ces inconnus, sont à la fois inaliénables et réformables. Ils sont, en quelque sorte, l’envers du Décalogue. La machine infernale de la religion des droits de l’homme a opéré un travail de désagrégation de la Cité.

« L’Église et les Droits de l’homme, avant et après Vatican II » est traité par Daniel Raffard de Brienne. Droit objectif et droits subjectifs se télescopent. Locke préfigure Vatican II, malgré la condamnation sans appel du Magistère : les Droits de l’homme nient les Droits de Dieu. C’est Jean XXIII qui franchit le pas décisif par innovation radicale dans l’enseignement de l’Église.

 Le Glaive et la Croix

Les actes de l’Université d’été 1994, Le Glaive et la Croix , sont consacrés aux relations entre le spirituel et le temporel. Dans un premier volet, « L’Église et l’État », cette relation est analysée au fil de l’histoire.

Christian Marquant avec « Heurs et malheurs du constantinisme » nous retrace le complexe basculement de l’empire romain : à la persécution succède la tolérance puis la liberté (Édit de Milan) enfin la religion officielle sous Théodose. La loi favorise la diffusion de la vraie religion. Pourtant une part d’ombre existe : le césaro-papisme tend à asservir l’Église.

Avec « L’Église et les deux glaives : de la réforme grégorienne à l’idéal du chevalier », Jacques Heers aborde la Querelle des Investitures, l’alliance avec le roi de France pour finir par la remise en ordre de la société et l’idéal chevaleresque.

Jean Dumont, à rebours de l’histoire partiale, est intervenu sur « L’Inquisition espagnole : ombres, lumières, leçons ». Il détruit les images stéréotypées en brossant le vrai visage de Torquemada (une justice scrupuleuse, un efficace réducteur de violence) à cent lieues de la légende noire des bûchers.

En traitant « Pie IX et le pouvoir temporel des papes », Ivan Gobry dresse un état de la situation de l’État pontifical lors de l’avènement de Pie IX puis évoque les débuts « libéraux » du règne du pape, les soubresauts de la révolution de 1848 pour finir sur le dernier acte de la Révolution carbonariste : la spoliation des États pontificaux.

Germain Sicard aborde, quant à lui, les relations entre l’Église et l’État de la Constitution civile du clergé à la république gaullienne. L’Église est coupée en deux par le serment constitutionnel. La paix napoléonienne exige un serment d’allégeance. Le siècle du Concordat est une mise sous tutelle de l’Église. La guerre des deux France aboutit à la concorde sans concordat de la Chambre bleu horizon à De Gaulle avec des hauts et des bas (Cartel des gauches ou parenthèse de Vichy).

Le second volet de ces actes est intitulé « Politique et religion ». Un texte de Thomas Molnar examine la trilogie laïcité, libéralisme et totalitarisme. Les prémices de la laïcité, l’apparition de la société civile sans glaive ni croix, l’individu roi, l’invention du consensus, l’impérialisme humanitaire et l’achèvement dans le totalitarisme sont autant d’étapes de l’émergence de la religion laïque.

« Le temporel et le spirituel chez saint Thomas d’Aquin », par Arnaud Jayr nous démontre qu’il n’y a ni confusion ni séparation, conformément au mystère de l’Incarnation. La distinction des deux pouvoirs n’enlève rien à l’origine divine du pouvoir ou à l’indépendance de la Cité ordonnée à Dieu. Les distinctions entre pouvoir direct et indirect, for interne et for externe sont rappelés à travers des exemples épineux : les ralliements sans contrepartie, la condamnation de l’Action française ou le cléricalisme de l’Action catholique, sans oublier le cas des Etats postchrétiens.

Serge de Beketch aborde, non sans quelque provocation, « le cinquième État confédéré ». Partant de la formule de Charles Maurras qui évoque quatre États confédérés, il retranche le protestantisme des menaces et ajoute le marxisme et un certain clergé gardien vigilant du Concile prompt à exalter l’autoflagellation de l’Église (notamment Mgr Thomas et Mgr Kasper). Le ver est dans le fruit et pourtant nous avons les certitudes de l’espérance.

« Comment on devient chrétien de gauche » de Francis Bergeron aborde le tournant des années 60 et 70 : le Petit livre rouge rejoint l’Évangile, le CCFD passe des micro-réalisations à la subversion active, la voie cambodgienne du retour à la terre prospère. Les nostalgies de Golias montrent que la blessure est profonde.

François Leger, avec « Nationalisme et catholicisme », aborde les avatars de la notion de nation malmenée par les méfaits du libéralisme frénétique, l’oubli du passé commun, la démission des élites, les somnambules de l’européisme gagnés par la tentation de l’abdication. L’antidote urgent se fonde sur la renaissance du civisme.

En clôture, le R.P. Wladimir aborde « Le règne social du Christ » qui passe par le combat des deux Cités, celle d’en haut et celle d’en bas, et le rappel des fondements doctrinaux de la royauté du Christ de l’encyclique Quas Primas.






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Mise à jour le 17 février 2009