Association Renaissance Catholique

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26e Fête du Livre, dimanche 10 décembre
à Grand’Maisons (Villepreux, Yvelines), dimanche 10 décembre de 11h à 19h.

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Renaissance Catholique n° 148


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Renaissance Catholique est un mouvement de laïcs qui agit pour la défense de la vie et de la famille et œuvre pour la restauration des valeurs chrétiennes dans la société française.

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La France est-elle vraiment en guerre ?



Depuis le carnage du 13 novembre dernier les autorités de l’Etat ne cessent de le rappeler : la France est en guerre, il conviendrait donc que tous se rassemblent, dans un grand mouvement d’union nationale, autour du gouvernement en charge de la sécurité des Français. L’état d’urgence est proclamé. Le congrès est réuni pour écouter les mâles déclarations du président de la République. Des centaines de perquisitions sont effectuées permettant la découverte de stocks considérables d’armes de guerre. Comment se fait-il que tout cela laisse cependant un goût amer d’inachevé voire de manipulation dans la bouche.

Sans avoir fait l’École de guerre chacun s’accordera à penser que les conditions de la réussite de toute action sont : un chef, une mission, des moyens.

François Hollande chef de guerre ?

La responsabilité propre du chef est de traiter les difficultés du jour et d’anticiper celles de demain. Il est à la fois « un porteur d’espérance » (Napoléon), celui qui absorbe les incertitudes et vers qui on se tourne en situation de crise car il inspire confiance. Personne de sensé ne reconnaîtra dans ce portrait l’actuel locataire de l’Élysée dont une vidéo sur YouTube il y a quelques mois compilait les multiples interventions autour du thème : « C’est pas facile. C’est difficile ». La France en guerre aurait besoin à sa tête d’un Clémenceau, elle est dirigée par un « capitaine de pédalo » qui, au cœur de la « bataille contre le chômage », se conduisait comme un gamin acnéique partagé entre toutes ses conquêtes féminines.

On peut aussi légitimement s’interroger sur les capacités d’analyse et d’anticipation d’un responsable qui a commis au moins cinq erreurs politiques majeures en quelques mois :

  • se focaliser dans le conflit syrien sur l’élimination de Bachar El Assad qui en aucun cas ne nuit, aujourd’hui, aux intérêts de la France
  • soutenir et armer, en Syrie, le front Al-Nosra, filiale d’Al-Quaida, qui vient de se féliciter publiquement des attentats du 13 novembre
  • ne pas opérer de contrôles à nos frontières après les attentats contre Charlie Hebdo
  • poursuivre le démantèlement de nos forces armées déjà largement initié par Nicolas Sarkozy
  • ne pas anticiper les inéluctables attentats à venir après ceux commis contre Charlie Hebdo. La meilleure preuve que tout le monde pressentait les drames à venir est que la bourse de Paris n’a pas bougé lors de la cotation du lundi suivant les attentats.

Le 2 octobre dernier Manuel Valls annonçait un plan de lutte contre l’insécurité routière : installation de 500 radars supplémentaires et 10 000 leurres, utilisation de drones, etc. C’est ce qui s’appelle avoir le sens des priorités.

Les propos de monsieur de Bonald sont toujours d’une douloureuse actualité : « L’ignorance des hommes d’État fait pitié plus encore que leur corruption ne fait horreur ».

François Hollande souhaitait, lors de sa campagne électorale, « Réenchanter le rêve français ». Qu’en pensent les victimes du Bataclan ? Un des drames de notre époque est certainement que beaucoup de personnes confondent l’élection avec la Pentecôte. L’élu, par ce qu’élu, deviendrait investi de capacités exceptionnelles refusées au commun des mortels.

Quelle mission ?

Chacun a noté que, lors de son intervention immédiatement après les attentats, François Hollande a employé à de multiples reprises le mot de France sans employer une seule fois le substantif République. Réflexe typiquement stalinien à la suite du « Petit Père des peuples » qui a l’heure de l’invasion allemande mit en sourdine sa rhétorique sur la dictature du prolétariat pour en appeler aux valeurs, plus pérennes, de la Sainte Russie.

Il s’agirait également, selon le Président de la République, de faire la guerre au terrorisme. S’agit-il de débaptiser toutes les institutions (rue, lycées, collèges…) qui portent le nom du terroriste Robespierre ? On se perd en conjectures d’autant plus que le terrorisme n’est pas une idéologie ni une nation mais un simple moyen technique d’imposer sa volonté à ses adversaires. Quel est donc l’adversaire contre lequel nous serions en guerre ? Daech ! Le mot est étrange et a l’immense avantage de ne pas faire explicitement référence à l’islam. La réalité est que nous sommes en guerre contre une partie du monde musulman et que nous n’osons pas le dire. Comment lutter contre l’Islam fondamentaliste en restant l’allié de la Turquie, de l’Arabie Saoudite et du Qatar ? Comment nier que si tous les musulmans ne sont pas des terroristes, tous les terroristes sont des musulmans ? Notre société d’essence chrétienne a un vrai problème, vital, avec l’Islam. Qui osera le dire et agir en conséquence alors que tous les candidats à l’élection présidentielle savent que personne, en France, ne peut désormais espérer être élu contre le vote massif des musulmans de nationalité française ?

Quels moyens ?

Dans un sursaut républicain qui a fait trembler toute la mouvance islamiste de la vallée de la Kapisa aux déserts de Syrie en passant par l’adrar des Ifoghas François Hollande a annoncé qu’il gelait la déflation des effectifs de nos forces armées, renforçant ceux de la gendarmerie et de la police. Le drame est que ce gouvernement, dans un état structurellement en faillite, est coincé entre le désir, sans doute réel, d’augmenter le budget des forces armées et des dépenses sociales considérables qui permettent d’acheter une paix précaire dans les banlieues.

Il est probable que les seules balles que le chef de l’État ait jamais entendu siffler à ses oreilles sont des balles de tennis, il y a longtemps…

Si nous avions vraiment conscience de la guerre qui nous est menée quelques mesures de bon sens auraient depuis longtemps été mises en œuvre :

  • fermeture des mosquées salafistes et expulsions de leurs imams étrangers
  • suppression des aides sociales pour toutes les familles dont un membre serait identifié comme terroriste ou combattant en Syrie
  • internement de toutes les personnes inscrites au fichier S
  • reconduite effective à la frontière de toutes les personnes frappées d’une mesure d’expulsion, dont il semblerait que 93% des décisions ne soient pas appliquées
  • rétablissement de la peine de mort pour les crimes terroristes et de trahison. Certains argumenteront que c’est juridiquement impossible. Je préfère la réponse du général De Gaulle : « Souvenez-vous de ceci. Il y a d’abord la France, ensuite l’Etat, enfin, autant que les intérêts majeurs des deux sont sauvegardés, le droit ».

Qu’avons-nous à défendre ?

Ces dramatiques événements nous renvoient aux raisons de la guerre qui nous est menée. Paris serait, selon Daech, la capitale des croisés. Il n’en est malheureusement rien. Pour survivre une civilisation a un besoin absolu que certains acceptent d’aller pour elle jusqu’au sacrifice de leur vie ? Qui acceptera de mourir pour sauver « Le mariage Pour Tous », la retraite à 60 ans, la GPA ou les concerts de hard rock Kiss the devil ? La société libérale libertaire va mourir. A nous de bâtir sur ses décombres la civilisation de l’amour et de la paix, de la vérité- qui est le Christ- et de la joie. Nous pourrons enfin démentir le triste constat de Bernanos : « Des chefs que l’on aimerait. Ce serait trop beau ».

Jean-Pierre Maugendre






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Mise à jour le 25 novembre 2015