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Renaissance Catholique, N°67 - Mai/Juin 2001

La face cachée de l’ONU

Par Jean-Pierre Maugendre

La Face cachée dont il est question, c’est le rôle actif et militant de l’ONU dans la mise en place d’un gouvernement mondial. La conception anthropocentrique des droits de l’homme qui inspirait la Déclaration de 1948 a fait place à une conception dite holistique. L’homme n’est plus le centre et la fin de l’univers, il n’est plus qu’une partie d’un grand tout : la terre-mère-gaïa. Le massacre des bébés phoques a plus d’importance que l’avortement d’embryons humains. Nous assistons à une déification de la terre et une désacralisation de l’homme.

 Vers le gouvernement mondial

Si chaque homme est unique et chaque destin particulier, la libre association d’hommes souhaitant mettre en œuvre le fruit d’un héritage commun et un projet d’avenir commun de société est à la fois naturelle et légitime : c’est la légitimité des États-nations. En revanche, si l’ultime impératif est le maintien d’un éco-système à l’échelle de la planète, seul un gouvernement mondial pourra assumer cette responsabilité. Ce projet de gouvernement mondial dispose d’une justification intellectuelle et juridique avec la théorie de Kelsen qui nie tout droit de la personne antérieur au droit de l’État et a fortiori de l’État mondial ; d’une arme vis-à-vis de l’opinion publique : la défense de l’environnement ; d’un outil politique : l’ONU l’affirme clairement, par exemple dans le Rapport de 1994 du Programme des Nations-Unies pour le Développement : « Les problèmes de l’humanité ne peuvent plus être résolus par les gouvernements nationaux. Ce dont on a besoin, c’est d’un gouvernement mondial ».

Autre donnée essentielle de cette nouvelle anthropologie : il n’y a plus de valeur morale, de normes objectives communes à tous les hommes. La seule règle est le plaisir individuel que chacun satisfait comme il veut. « Les normes ne sont ni vraies ni fausses ; elles sont seulement valables ou non valables » (H. Kelsen). L’ONU met au service de cette idéologie de formidables moyens de propagande : conférence de Pékin avec 8.000 participants, Sommet de la terre à Rio…

L’auteur, prêtre et professeur d’université, rappelle que seule l’Église catholique défend la véritable dignité de l’homme en particulier envers la famille et le droit à la vie. On appréciera sa conception traditionnelle de la démocratie : « Lorsque la règle de la majorité cesse d’être une règle de fonctionnement, elle s’absolutise en quelque sorte et devient la source ultime du droit. » Les textes sont présentés et analysés avec beaucoup de jugement. L’auteur ne sous-estime pas l’adversaire : il démonte pièce par pièce les rouages de la machine totalitaire, mettant en particulier bien en évidence le rôle néfaste de l’Union européenne.

 Ce qui se passe en coulisse

Si l’on ne peut pas avoir la même vénération que le père Schooyans pour la déclaration des Droits de l’homme de 1948, on ne lui sera que plus reconnaissant pour la qualité exceptionnelle de son travail. Il s’agit là d’un maître-livre pour comprendre ce qui se passe dans les coulisses. Le constat est grave mais l’espérance chrétienne est une réalité vécue par l’auteur. Il nous montre qu’il est possible d’enrayer la machine infernale comme ce fut le cas lors de la Conférence de Pékin en juin 2000 où des projets sur les nouveaux droits sexuels (homosexualité) et la dépréciation de la famille traditionnelle furent repoussés à l’initiative du Saint-Siège et avec l’aide de pays musulmans du Moyen Orient et d’Afrique. Ce qui reste de la chrétienté étant représentée par l’Amérique latine et par la Pologne.

Dix huit chapitres passionnants, foisonnants d’informations, d’une saine doctrine avec, comme cerise sur le gâteau : « Il était impensable que le cardinal Arinze signe une déclaration finale affirmant que toutes les religions se valent » (p. 106, à propos du Sommet spécial sur la paix de l’été 2000).






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Mise à jour le 17 juin 2008