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Entretien de Jean-Pierre Maugendre à Présent

La fête du Livre : l’Histoire à l’honneur

Demain Fête du Livre, dimanche 8 décembre à Grand’Maisons (78-Villepreux)

La Fête du Livre (toutes les informations en cliquant ici)

- Jean-Pierre Maugendre, pour votre 22e Fête du Livre, vous mettez particulièrement en avant deux auteurs d’ouvrages historiques : Philippe de Villiers et Jean Sévillia. Et cela sous l’angle des « meilleures heures de l’histoire de France », puisqu’ils rendent tous deux hommage à sa plus belle grandeur. Pourquoi ce choix ?
- Il y a, me semble-t-il, deux parties dans votre question. Tout d’abord pourquoi avoir choisi des ouvrages historiques et ensuite pourquoi ceux-ci ? Tous vos lecteurs connaissent la célèbre formule de Georges Orwell dans son roman d’anticipation 1984 : «  Celui qui a le contrôle du passé a le contrôle du futur. Celui qui a le contrôle du présent a le contrôle du passé.  » C’est pour cela que l’histoire est partout. Elle est au cœur des débats et des polémiques politiques, elle inspire la télévision, le cinéma, la littérature, etc. La relecture des événements du passé est sans cesse instrumentalisée pour tenter de conditionner notre lecture de l’actualité et nos choix pour l’avenir. Un exemple tout récent vient de nous en être fourni par la manière dont François Hollande, à l’occasion des commémorations marquant le début de la Première Guerre mondiale, a survalorisé le rôle des troupes coloniales pendant ce conflit, accordant par surcroît une importance démesurée aux mutins de 1917, passant quasiment sous silence les sacrifices des millions de combattants métropolitains qui n’étaient ni mutins ni issus de notre Empire colonial. Le discours politique et médiatique dominant porte aux nues les valeurs de la République d’autant plus aisément utilisables qu’elles sont plus imprécises. Les fameux mariages républicains mis en œuvre par Carrier à Nantes, et dont aucun responsable ne semble avoir fait repentance, font-ils partie de ces valeurs ? A contrario, tout attachement préférentiel à notre patrimoine religieux, historique ou culturel, tout embryon de préférence nationale provoque une crise de nerfs chez les vertueux censeurs qui en appellent immédiatement aux «  heures les plus sombres de notre histoire  », abreuvant l’inconscient des seuls qualificatifs médiatiquement corrects dans cette circonstance : rance, brun et moisi.

Face à ce matraquage permanent qui vise tantôt à nous faire haïr notre passé national et à mépriser nos parents, tantôt à nous faire craindre le retour de menaces imaginaires, le salut réside dans la connaissance de la réalité des faits passés. Contre le dessein avoué de créer des citoyens du monde sans racines ni histoire, simples agents économiques à la flexibilité parfaite, et consommateurs dociles ballotés par les flots des « marchés », l’enracinement dans une tradition et une mémoire est une nécessité vitale.

L’Histoire passionnée de la France de Jean Sévillia, dont l’œuvre de réhabilitation de l’histoire vraie contre l’histoire partiale est connue de tous vos lecteurs, répond de manière particulièrement adaptée à ces exigences. Quant au travail de Philippe de Villiers, Le roman de Saint Louis, écrit dans une langue merveilleuse, riche et alerte, il est aussi un moyen de réhabiliter la politique et le seul de nos rois à avoir été canonisé. Le témoignage de Saint Louis nous rappelle que la politique est un service.

- À côté de cela, la mise en valeur d’une histoire plus récente, on pourrait dire plus anecdotique – celle de La Manif Pour Tous – à propos du livre Et la France se réveilla de Vincent Trémolet de Villers et Raphaël Stainville répond-il à une logique ? En d’autres termes, la Fête du Livre est-elle aussi, surtout, un appel à la mobilisation nationale sur l’essentiel ?
- Nous ne sommes pas nostalgiques d’un passé révolu. C’est ici et maintenant que nous devons faire notre salut et essayer de transmettre, enrichi, le patrimoine que nous avons reçu de nos Anciens. Le sursaut pour la défense de la loi naturelle qui s’est manifesté dans l’action de La Manif Pour Tous a constitué pour tous les observateurs une surprise. L’enjeu nous semble être maintenant de passer de la révolte contre les conséquences à l’analyse des causes. Après des décennies, voire des siècles, de matraquage, un constat s’impose : il reste un peuple de France, « bien élevé », pour reprendre l’heureuse expression de Gabrielle Cluzel, peuple qui commence à se dire qu’il est dirigé par des idéologues sectaires détenant tous les pouvoirs et imposant une dictature bâtie sur le mensonge. La prise de conscience est pour beaucoup brutale, mais porteuse d’espérance.

- En ces temps de crise, l’achat de livres n’est-il pas un luxe, un superflu ?
- Comment, en ces temps de crise certes économique et financière mais d’abord intellectuelle et morale, l’achat, et surtout la lecture, de bons livres pourrait-elle être un luxe ? « Que le lecteur sache lire et tout est sauvé », écrivait Charles Péguy. Que ces lectures soient – selon les distinctions du père Sertillanges dans La vie intellectuelle – de fond, de travail, d’édification ou de détente, elles nous mènent toutes plus loin que nous ne pourrions aller seuls. Elles rendent accessibles à chacun d’entre nous les clés de la connaissance ainsi formulées par Bernard de Chartres : « Nous sommes des nains perchés sur des épaules de géants. » Lire, c’est accepter de se laisser surélever par des maîtres qui nous enseignent, des témoins qui nous émeuvent, des acteurs qui nous entraînent pour ne pas rester au niveau de nos faibles capacités. À l’occasion de la projection de l’admirable film de Patrick Buisson sur Gustave Thibon, Il était une foi, j’ai redécouvert dans ma bibliothèque un ouvrage que cet auteur m’avait dédicacé le 17 avril 1975 à Brest… Inattendue et émouvante petite madeleine philosophique et militante, plaisir auquel nous pourrons associer, dans le temps, tous ceux à qui nous aurons offert un livre dédicacé.

- On évoque un concours sans précédent d’auteurs pour cette 22e édition. Attendez-vous aussi un concours sans précédent de chalands ?
- Le nombre d’auteurs inscrits est effectivement plus important que les années précédentes. En ce qui concerne les chalands, cela dépendra de la présence et de la mobilisation de tous nos amis, en premier lieu les lecteurs de Présent qui pourront trouver sur place un stand de leur quotidien préféré. Cette journée est aussi un moment privilégié d’échanges amicaux et de rencontres familiales. La célébration de la messe à 11 heures par le Père Argouarc’h, de Riaumont, la possibilité de se restaurer sur place ou d’apporter son pique-nique, une formule d’entrée spéciale pour les familles (15€) comme la présence d’une garderie, doivent permettre au plus grand nombre de nous rejoindre pour cette journée d’amitié française et d’espérance chrétienne.

Tous renseignements sur notre site interro_liens_callback


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Mise à jour le 7 décembre 2013