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Renaissance Catholique n° 148


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Université d’été 2013 de Renaissance Catholique

Un très bon cru

Par Jeanne Smits



Nous remercions Jeanne SMITS, de nous permettre de publier l’article qu’elle a consacré à notre université d’été dans le n° 7895 de Présent, du Mardi 16 juillet 2013. Nous recommandons à nos lecteurs de consulter le site du quotidien :

http://www.present.fr/

Un nouveau lieu, plus éloigné de Paris, au cœur de la campagne chartraine ponctuée de ravissantes petites églises et de châteaux comme s’il en pleuvait : au Carrousel de Baronville près de Béville-le-Comte, l’université d’été de Renaissance Catholique a connu un beau succès, puisque plusieurs centaines de personnes y sont venues, davantage que l’an dernier, m’a confié Jean-Pierre Maugendre, son président.
Nous avions l’habitude de la qualité des conférences et des travaux de ces universités annuelles, toujours centrées sur un thème précis. Cette fois, pour sa 22e édition, c’est une question qui était posée : « Après la Chrétienté ? » Y sommes-nous ? Est-il possible que Chrétienté ressuscite ? Le chanoine Merly, de l’Institut du Christ-Roi, fut celui qui apporta la réponse la plus lapidaire au cours de son sermon à la messe du dimanche : « Après la chrétienté, il n’y a rien. Après la chrétienté, il y a l’enfer. » Parce qu’une société qui rejette Dieu, le seul vrai Dieu qu’elle a connu, n’est plus capable de bien. La solution passe pour chacun par le fait de « vivre chrétiennement », a-t-il rappelé : vie de sacrements et de prière, de charité toujours, et d’action sur le plan naturel appuyée sur le surnaturel. Sans quoi le constat commun des malheurs ne serait qu’une façon de se tenir chaud ensemble, sans aller vers ce Demain la Chrétienté chanté par Dom Gérard…
Mais le constat et l’analyse des malheurs est bien nécessaire ; il s’est doublé, cette année, du constat d’un réveil enthousiasmant de la jeunesse française qui aura été « la seule vraie réussite de François Hollande », comme l’a souligné Jean-Pierre Maugendre en concluant les quatre journées.
Un réveil et un début d’écroulement des barrières entre catholiques de bonne volonté : nous savons bien, à Présent, combien il est toujours difficile de sortir de la pariatude médiatique, mais plusieurs signes récoltés à Renaissance Catholique permettent de voir que les lignes de démarcation sont en train de bouger. Faire voisiner amicalement autour d’une seule table ronde Jacques Bompard, Bruno Gollnisch, Xavier Lemoine, Christian Vanneste, puis Xavier Mirabel pour Alliance Vita, Thierry de la Villejégu pour la Fondation Lejeune, Grégor Puppinck du Centre européen pour la Justice et le Droit, et Luc Perrel de Laissez-les-Vivre peut sembler aller de soi, mais c’est en vérité le signe d’une nouvelle attitude qu’il faudra continuer de cultiver. C’est aussi la leçon de la présence de Thierry Aillet, directeur de l’enseignement catholique du diocèse d’Avignon, aux côtés d’Anne Coffinier et de Michel Valadier, directeur de Saint-Dominique du Pecq, sous l’aimable et dynamique conduite de Gabrielle Cluzel...
De même le voisinage public et le débat courtois, sous la conduite de Michel De Jaeghere, de Laurent Dandrieu, de Valeurs actuelles, Michel Janva du Salon beige, Philippe Maxence de L’Homme nouveau et Aymeric Pourbaix de Famille chrétienne, sous l’égide de Renaissance catholique, marque une vraie nouveauté.
Je ne vous dirai pas la qualité ni le thème de toutes les conférences puisque les obligations du quotidien m’ont privé de plusieurs d’entre elles. Mais signalons tout de même l’« improvisation » magistrale de l’abbé Guillaume de Tanoüarn, remplaçant au pied levé Aymeric Chauprade, empêché, sur les autoroutes du nihilisme : « liberté, égalité, fraternité » où la liberté est devenue une fin et non un moyen, l’égalité une tyrannie, et la fraternité une parodie égoïste, puisque la famille des enfants de Dieu a cédé la place à la juxtaposition d’individus dans une société où c’est d’abord la paternité qui est niée.
À l’applaudimètre, c’est l’intervention de François-Xavier Bellamy, « Transmettre la culture chrétienne », qui a remporté la palme, en toute justice. Ce jeune professeur de philosophie a su à la fois nourrir et éblouir son auditoire en montrant le lien indissociable et organique, dans notre Europe, entre christianisme et culture – « Après la Chrétienté, il n’y a pas de culture ». Il n’a que 27 ans, et ce fut brillant. Qu’est-ce que ce sera dans dix ou quinze ans ! À suivre…
Et justement, pour suivre, on pouvait acheter sur place et quasiment en temps réel les DVD ou CD des conférences. Ils devraient bientôt être disponibles auprès de Renaissance catholique ou sur son site, en attendant la publication des Actes.

NB : L’offre d’abonnement à Présent à demi-tarif (84 € au lieu de 168 €) reste valable pour les adhérents et les « universitaires » de Renaissance Catholique. Profitez-en !

NDLR : Les obligations professionnelles de Jeanne Smits, que nous remercions de son aimable compte-rendu, ne lui ont pas permis de participer à toute notre université d’été.
Signalons encore la qualité des activités culturelles, avec la présentation et la visite du château de Baronville par le comte Aymeric de Rougé ainsi que la visite de la cathédrale de Chartres ou du séminaire des barbelés fondé par l’abbé Franz Stock après la guerre afin de permettre à des séminaristes, prisonniers de guerre allemands, de poursuivre leurs études.
Les jeunes, plus nombreux que d’habitude, ont pu bénéficier d’un après-midi aquatique.
Comme de coutume, toutes les conférences se sont révélées de grande qualité, les valeurs éprouvées – Antoine Quercy sur la Chrétienté et l’abbé Barthe sur l’histoire des relations entre l’Église et la société civile ces cinquante dernières années – côtoyant de nouveaux intervenants, comme François Vallançon remplaçant au pied levé Claude Rousseau, empêché, pour traiter de la nature de l’État moderne, et Guillaume de Thieulloy sur l’Église, l’État laïc et la loi naturelle. Mention spéciale pour Joël Hautebert qui a su passionner son auditoire au sujet de l’objection de la conscience. Cette université d’été a également été l’occasion de la sortie des Actes de notre université 2011 : L’Ordre immoral. Thème prémonitoire, il y a deux ans, avec des conférences réactualisées qui doivent pouvoir faire de ce travail un document de référence puisqu’il aborde de nombreux aspects de la problématique actuelle de la défense de la loi naturelle. RC

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Mise à jour le 20 juillet 2013